Emilie Devienne: Point de vue

Point de vue... Mon opinion en tant qu'écrivaine, coach, mais aussi comme citoyenne du monde

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Les détours indispensables

2021-04-26

Kierkegaard semble revenir à la mode. Il est pourtant né en 1813, mourra en 1855, donc aucun anniversaire de naissance ou de disparition n’explique ce juste retour des choses. Pour ma part, je l’ai découvert dans les années 1990 grâce à un proche dont la thèse portait sur un des aspects des travaux de ce théologie et écrivain danois. Et voilà que dans une publication célébrant le savoir-faire d’une grande maison du luxe français, je lis : « Oser, c’est perdre pied momentanément. Ne pas oser, c’est se perdre soi-même. », citation dudit Kierkegaard. Notre métier de coach se nourrit souvent des pages les plus inattendues. Cet éveil permanent compte certainement parmi les facettes de notre pratique qui me plaisent le plus.

Emilie Devienne

Silence, la vie avance

2021-04-19

Les podcasts sont une fabuleuse invention. Ainsi avais-je gardé en tête un entretien de Nancy Huston sur France-Culture, à « La Grande table », en janvier 2021. J’avais envie de la réécouter, sans trop savoir pourquoi. Après l’heure en sa compagnie, j’ai compris. L'écrivaine confie : « le silence et l’incertitude sont les conditions de notre travail. Le silence ne nous fait pas peur. » Pour ma part, j’ai la chance que cet avis prévale autant pour l’écriture que pour le coaching. Et bien sûr, j’établis des liens avec mon livre « Savourons le silence » (Eyrolles) qui défend les bienfaits du silence dans cette société où le bruit réel et symbolique détruit sans vergogne.

Emilie Devienne

2021-03-10

Les sabirs professionnels ont leurs petites marottes. Les métiers de l’accompagnement ne font pas exception. En séances, dans les échanges entre pairs ou dans les interviews des coachs ou psys qui présentent leurs réflexions dans un livre, il est fréquent d’entendre : « c’est de l’ordre de ceci ou cela ». Quand nous accueillons nos clients ou nos patients, c’est souvent parce qu’ils ont besoin d’y voir clair dans un désordre plus ou moins associé à leur pratique professionnelle et teinté de leur histoire personnelle. Et là, une citation de Bergson que j’avais vue un jour affichée sur la porte du bureau d’une amie m’est revenue à l’esprit : « disorder is order you cannot see » Ainsi donc, pas d’ordre sans désordre et inversement.

Emilie Devienne

Planète Rouge

2021-03-01

L’euphorie si légitime autour de Mars m’a inspiré une réflexion : cette réussite est portée par un robot lequel porte un nom féminin, la persévérance. Alors, loin des débats fabuleux qui n’ont pas fini d’alimenter l’imaginaire et la science, j’observe qu’il aura fallu un masculin et un féminin pour concrétiser ce projet. Si je plonge dans l’univers jungien, comme l’animus et l’anima pour tendre vers la réalisation de soi. Si persévérance il y a, c’est bien celles de centaines de femmes et d’hommes qui ont cru et croient encore en cette exploration unique à ce jour. Voilà, je vous laisse sur ce petit clin d’œil que nous offre la langue française pour donner une autre perspective non pas de la planète rouge, mais du rapprochement des intelligences.

Emilie Devienne

Entre le Québec et la France

2021-02-01

Récemment, à l’antenne d’une chaîne d’information en continu française, un politicien était invité à commenter la crise sanitaire. Il déclara : « Les choses sont simples, c’est très compliqué. » J’ai tout de suite eu à l’esprit la taquinerie que les Québécois nous réservent, à nous autres les Français. Je l’ai entendu souvent quand je vivais dans La Belle Province. « Vous, votre devise, c’est : « pourquoi faire simple, quand on peut faire compliqué ? » Et si nous décidions, sans devenir réducteurs, de tendre vers une forme de simplicité sans être simplistes ? Et là, j’ai encore pensé au Québec en sortant de ma bibliothèque un livre qui me suit depuis 1994 : « Artistes, artisans, technocrates » préfacé par Henry Mintzberg, écrit par Patricia Pitcher que j’ai eu la chance de connaître. Je crains que cet ouvrage n’ait pas pris une ride...

Emilie Devienne

De l’importance d’un article

2021-01-26

Aucun dirigeant, cadre ou collaborateur s’opposera à l’idée qu’il vit (voire qu’il subit) tous les jours : le changement est incessant. Ainsi, je me suis dit que nous étions passés d’une pratique de coaching qui consistait à piloter un changement (de cap, de gouvernance, d’implantation...) à piloter le changement. Et l’article fait toute la différence. Les coachs que nous sommes doivent, à mon sens, s’attarder sur cette nuance pour aider leurs clients à travailleur leur intelligence de situation, leur flexibilité et le tout, sans renoncer à se montrer assertifs.

Emilie Devienne

18h

2021-01-15

Tandis que nous amorçons, en fin de journée, une nouvelle phase de la gestion de cette crise sanitaire, j’ai envie de vous citer un extrait d’un livre qu’une mienne amie m’a offert : « Le chemin des anges » de Linda Bortoletto chez Payot. L’auteure raconte sa traversée d’Israël à pied et notamment cet épisode : « Au matin, à la porte, la femme me serre dans ses bras et me crie : — vis ta vie au jour le jour ! En hébreu, on dit : yom yom. Construis ton lendemain, mais ne t’en soucie jamais ! Car tout peut basculer en une fraction de seconde ! (...) Ce yom yom me renvoie au ‘vivez dans l’instant présent, dans l’ici et maintenant’ des bouddhistes, au ‘carpe diem’ d’Horace, au ‘cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie’, de Ronsard. La même conscience s’est propagée à travers les continents. » Les livres et les expériences humaines sont inspirantes et n’hésitons pas à les faire nôtres.

Emilie Devienne

Des vœux et des anges

2021-01-11

En cette période où les vœux s’entrecroisent, certains plus convenus, d’autres plus personnalisés, je souhaite vous offrir cette légende kabbaliste : L’ange se penche sur le berceau du nouveau-né, qui sait tout, et appose son doigt sur ses lèvres en lui disant « chut ! », effaçant du même coup la mémoire de l’enfant et lui permettant de repartir à zéro. Le petit creux que nous avons tous entre la lèvre supérieure et le nez serait la marque de ce doigt qui fut posé... N’oublions pas que les anges sont des messagers et dans mon roman, « J’ai écouté le bruit des anges », ils jouent leur rôle efficacement, en toute discrétion. Se remettre en question, repartir à zéro tout en étant porteur d'une histoire individuelle et collective, voilà des aspirations pour l'année qui commence entre sérénité et abondance.

Emilie Devienne

Porteur ou à la mode ?

2020-12-14

Essentiel : ce mot étant devenu à la mode pour le meilleur et le déplorable parfois, je me suis penchée sur son sens et d’abord son étymologie. Il semblerait que « essentiel » vienne du latin essentialis : « qui a trait à l’essence ». En prononçant l’explication à voix haute, je suis tentée d’entendre : « qui a trait à les sens » et pour écrire convenablement, « aux sens ». Et moi, ça me plaît ! Oui, l’idée que l’essentiel ait trait à nos sens me met en joie. Voilà, rien de plus pour ce post. Toutes et tous, allez vers ce qui fait sens pour vous, à vos sens mesdames et messieurs. Rien de mieux pour revenir à l’essen.. ciel !! Bon, j’arrête de taquiner les sons et les esprits.

Emilie Devienne

Le mystère du succès

2020-11-24

Hier, je préparais une intervention et me replongeais dans « Découvrir un sens à sa vie » de Viktor Frankl (1905-1997). Pour le plaisir de l'anecdote, ce best-seller a été traduit en 22 langues et réimprimé plus de 140 fois rien qu’en anglais ! Dans la préface qu’il avait rédigé pour l’édition de 1983, je lis sous la plume du neurologue et psychiatre fondateur de la logothérapie : : « Je ne cesse de répéter à mes étudiants, tant en Europe qu’en Amérique : ‘Ne visez pas le succès. Car on ne peut pas poursuivre le succès, pas plus qu’on ne peut poursuivre le bonheur. Ils ne sont que des effets secondaires du dévouement que l’on manifeste pour une cause plus grande que soi-même ou qu’une autre personne. Le bonheur, comme le succès, arrive quand on ne s’y attend pas. Ecoutez ce que votre conscience vous dicte et agissez au meilleur de votre connaissance. Alors, vous verrez qu’à la longue le succès vous viendra précisément parce que vous n’y pensiez pas.’ » N’est-ce pas là un passage formidable à travailler en coaching ou en Bibliocoaching ?

Emilie Devienne

De rage en pages

2020-11-12

Le Rotary Club m’a invitée récemment à présenter ma pratique de bibliocoaching en voyant là une certaine actualité au regard de la place des livres dans nos vies plus ou moins confinées. Quelle joie ce fut et quel bon moyen de me remettre du baume au cœur. Je confesse mon humeur mitigée à ce que les instances gouvernementales supposées « élite de la nation » malmènent ces passeurs de livres que sont les libraires. Une étude du Centre National du Livre de 2015 indiquait que les Français attendaient des livres « du plaisir et une source d’apprentissage. » Il est vrai que ni le bien-être ni l’éducation ne sont de « premières nécessités. ». Les esprits dotés de bons sens apprécieront.

Emilie Devienne

S’adapter sans se renier

2020-10-30

Dans l’édition d’octobre du journal d’une de nos mutuelles françaises, je découvre une interview accordée par le grand philosophe et sociologue, Edgar Morin. A la question « Pensiez-vous devoir affronter un tel cataclysme ? », il répond : « J’ai bien sûr été surpris, comme tout le monde. Mais je pense qu’il faut savoir s’installer dans l’aventure. Tout est aventure, notre vie, la vie de l’humanité. Il faut en prendre conscience au lieu de penser que tout est stable. Il faut apprendre à vivre avec ce sentiment de changement permanent. » Le coaching est un métier de l’accompagnement. Il est un des recours possibles pour « vivre avec ce sentiment de changement permanent. » lequel, se joue en nous et autour de nous. L’enjeu consiste à équilibrer les deux mouvements dans une tension porteuse de sens et créative. Ce n’est pas simple, tant s’en faut, mais c’est envisageable.

Emilie Devienne

Sous le signe du lien

2020-10-26

Le prochain grand rendez-vous de l’association professionnelle dont je suis fière d’être Secrétaire et membre Titulaire aura lieu le 21 janvier 2021. Nous marquerons les 25 ans de la Société Française de Coaching et avons choisi comme thème : « sous le signe du lien ». Hier, en écoutant la radio, je me suis décidée à écrire enfin ce qui me fait maugréer souvent : à quand le respect des liaisons. Certes, nombre de journalistes ont encore cette qualité d’expression, mais elle se perd, toutes antennes confondues. Lien/Liaison, nous restons dans le même registre. Les liaisons font partie de la fluidité du langage comme le lien fait partie de la fluidité des rapports humains. Lier les mots à bon escient, c’est inviter l’exigence et renoncer à la facilité. Quand on sait que la facilité est réductrice, ce petit effort ne serait pas du luxe...

Emilie Devienne

De l'usage des charentaises

2020-10-16

L’humour est sympathique jusqu’à rencontrer une certaine lourdeur. « C’est confortable de bosser en charentaises ? » ou encore, « je ne te réveille pas ? » quand l’appel se signale à 10h, ne sont pas des réflexions appropriées. Les personnes qui n’aiment le télétravail ou qui ne connaissent rien à la réalité des indépendants qui travaillent à partir de leur domicile, devraient changer de registre. Le coaching est là, aussi, pour faire évoluer les représentations et favoriser les remises en question. Faisons en sorte de réunir les conditions du succès de ces nouvelles modalités dont la crise actuelle précipite la mise en œuvre.

Emilie Devienne

La mobilité autrement

2020-09-24

La crise sanitaire continuant de nous réserver des surprises, les entreprises redoublent de faculté d’adaptation et d’ingéniosité pour maintenir l’activité au mieux. Ainsi m’est apparu que la notion de mobilité telle que l’on l’entend habituellement peut aujourd’hui être complétée par l’immobilité : ne pas bouger physiquement, mais bouger psychiquement et intellectuellement. Le télétravail va en ce sens et avec lui, nombre de questions sur l’art et la manière de mobiliser les équipes, motiver les troupes, rester soi-même une personne engagée dans ses fonctions. Je fonde l’espoir que dans cette tension entre immobilité et mobilité, nous parvenions à co-créer nos solutions et les conditions d’atteinte de nos objectifs tant personnels que professionnels.

Emilie Devienne

2020-09-16



Emilie Devienne

Quand les émotions ont raison de notre énergie

2020-09-11

Nous connaissons le burn-out. Le bore-out également s’est frayé un chemin dans l’esprit des collaborateurs, managers et dirigeants. A l’origine appliquée aux femmes, nous avons aussi assisté à la montée en puissance du concept de la charge mentale. A cette liste dont nous nous passerions volontiers, j’ajoute une autre réalité constatée auprès de nombre de mes clients coachés : l’épuisement émotionnel. Plusieurs stratégies peuvent aider à le combattre : travailler son intelligence émotionnelle, trouver des manières personnalisées d’alléger son stress, la pratique du silence (j'ai publié un livre sur ce sujet), de la méditation, aménager une autre organisation de votre temps, revoir vos priorités, s’interroger sur sa difficulté à déléguer... Le coaching propose un espace pour vous aider en ce sens.

Emilie Devienne

2020-08-31



Emilie Devienne

Une semaine charnière

2020-08-24

La semaine qui commence est un peu une charnière entre deux rythmes : pour les uns ce sont encore les vacances et ne leur parlez pas de rentrée sous peine de voir leurs visages s’assombrir ; pour les autres, c’est la rentrée et il faut se mobiliser dans un contexte d’incertitude. Dans un cas comme dans l’autre, l’important est de rester connecter à soi. Ce n’est pas du nombrilisme, pas davantage de l’égoïsme. C’est la manière la plus juste de traiter ses priorités au regard de son essentiel pour être écologique avec soi et partant, avec les autres. Je vais justement participer à une émission sur RTL autour de ce thème ce lundi 24, au micro de Flavie Flament.

Emilie Devienne

Nos agents de voyage

2020-08-11

Nous n’avons guère le loisir de voyager cette année ou du moins, de partir loin... très loin. Enfin, ceci n’est vrai qu’en terme de bilan carbone et de kilométrages pharaoniques. Si l’on s’appuie sur notre imaginaire, nous pouvons franchir des frontières et traverser autant de contrées qu’il nous plaira. Les livres sont nos agents de voyage. Bonne nouvelle, un sondage Youboox en juillet, indique que 69% des Français prévoient lire davantage pendant cet été que le reste de l’année. 47% comptent passer au numérique. Qu’importe le support, pourvu que l’on dispose du contenu. A nos lunettes, à nos tablettes : nous avons... « voix aux chapitres » !

Emilie Devienne

Quand le Liban se montre à nous

2020-08-06

Le drame au Liban mobilise la planète entière et c’est heureux. Face à cet anéantissement, il m’en apparut souhaitable d’orienter notre regard autrement, puisque l’urgence est prise en charge par les personnes compétentes. Ainsi, le Liban n’est pas que le théâtre de conflits ou Beyrouth, la terre de deuils et de cendres que l’on sait aujourd’hui. La culture et la littérature offrent une source dans laquelle puiser. Je ne prétends pas à l’exhaustivité, tant s’en faut, mais j’ai pioché quelques titres dans ma bibliothèque pour vous offrir : « Le prophète » de Khalil Gibran, « Les vies de papier » de Rabih Alameddine, « Samarcande » d’Amin Maalouf et « Poste restante Beyrouth » d’Hanan El-Cheikh. Lisons ces auteurs et tant d’autres et nous célèbrerons le peuple libanais meurtris sans oublier ses heures rayonnantes.

Emilie Devienne

Tours et détours de nos ambitions

2020-07-27

Les auteurs le savent : l’histoire de nos ouvrages connaît des tours et détours. Ainsi ai-je lu récemment que Truman Capote, l’auteur de Breakfast at Tiffany’s avait d’abord envoyé sa nouvelle au magazine Harper’s Bazaar, en 1958. Il essuya un refus, la revue estimant le contenu sujet à controverse. Le mensuel Esquire prit le risque. Deux ans plus tard, l’adaptation cinématographique allait nous donner « Diamant sur canapé » (pour la version française) avec une Audrey Hepburn sublime notamment dans son mémorable fourreau noir signé Givenchy. Une anecdote, une de plus, qui nourrit ma conviction : dès lors que nous croyons en nous, dès lors que nous nous sentons engagés vers notre objectif, n’hésitons jamais à explorer les chemins de traverse qui nous y conduiront. Ce qui vaut ici pour l’écriture vaut pour tous les projets professionnels qui nous mettent en mouvement.

Emilie Devienne

Du silence et des ours

2020-07-17

Les livres sont pour moi des rencontres. Celles des lecteurs avec mes ouvrages, celles que moi, lectrice, j’ai la chance de vivre avec certains titres plus marquants que d’autres. Ainsi en est-il de « Croire aux fauves »* de l’anthropologue Nastassja Martin. Une mienne amie me prête ce récit, je découvre l’auteure et ce qu’elle fait d’une « rencontre », nous y revenons, avec un ours au Kamtchatka. Je suis allée, voici fort longtemps, dans ces confins du monde, les souvenirs remontent. Et, synchronicité qui plairait à Carl Gustav Jung dont les travaux continuent de nourrir ma pratique de coach et mes élans d’écriture, m’apparaît une phrase page 50 : « Je savoure un petit silence bien mérité avant de répondre, non je me suis battue avec un ours. » Pas besoin de se traverser cette expérience de transformation comme l’a vécue et le transcrit si finement l’auteure pour mériter un silence grand ou petit. Et voilà que je pense à mon livre paru il y a quelques semaines, « Savourons le silence »**. * Verticales, 2019 ** Eyrolles, 2020

Emilie Devienne

Du Japon à Michel Audiard

2019-03-05

Récemment, aux détours de mes explorations diverses, j’ai découvert la technique du Kintsugi. Pour les curieux qui ne connaîtraient pas non plus, il s’agit d’un art japonais apparu à la fin du XVe siècle. Il consiste à réparer des céramiques cassées en injectant dans les fêlures un mélange de laque et de poudre d’or. Ainsi, l’objet devient œuvre d’art. N’est-ce pas un magnifique symbole pour nous, les humains ? Profiter de nos blessures pour y injecter ce qu’il convient de réparation et de transformation jusqu’à renouer avec la beauté du cœur et de l’esprit. Une forme de résilience. Et Michel Audiard, que vient-il faire dans le titre de ce petit mot d’accueil ? M’est revenue sa phrase : « Heureux soient les fêlés, car ils laisseront passer la lumière ». Et nous voilà dans la créativité à nouveau et le changement de regard. Le coaching peut insuffler cette vision quand elle est juste. Pour ma part, j’y accède volontiers auprès de celles et ceux qui m’accordent leur confiance.

Emilie Devienne

Le temps au-delà des vœux et des souhaits

2019-01-05

Au moment de préparer ce petit mot d'accueil sur mon site que je vous remercie de visiter, des dizaines de courriels et de cartes à l'ancienne en papier cartonnée s'échangent. Sans parler des SMS en nombre. L'idée est de commencer l'année du bon pied, de s'y projeter dans la réalisation de nos désirs, l'atteinte de nos objectifs, etc. Et si, plus simplement, nous gardions en tête qu'il aura suffi d’une petite seconde pour que l'on change d'année à minuit, que le temps linéaire, le Chronos, a continué son travail dont nous, humains optimistes ou pas, faisons un événement. Je préfère attirer notre attention sur le Kairos, ce temps qualitatif qui nous permet de sentir quand un faisceau de conditions concourent à nous mettre en mouvement, dans notre vie intérieure ou/et dans notre dynamique visible de l’extérieur. Quand le coaching permet déjà de parvenir à cet éveil de soi en lien avec l'environnement professionnel, il m'est d’avis qu’il s'est fait l'allié du temps qui passe.

Emilie Devienne